Le
notaire célébrant
Lorsque
deux personnes veulent se marier civilement, elles
doivent d’abord choisir un célébrant
compétent. Il s’agit là d’une
condition essentielle à la validité
du mariage. Depuis 2002, les couples ont la possibilité
d’officialiser leur engagement réciproque
par un mariage civil célébré
devant notaire. Nous vous conseillons fortement
de faire toutes les vérifications nécessaires
afin de vous assurer que le célébrant
de mariage que vous aurez choisi est bel et bien
un célébrant reconnu par le directeur
de l’état civil et capable de procéder
à la publication de votre déclaration
de mariage
Les
dispositions du Code Civil du Québec consacrées
à la célébration du mariage
imposent aux célébrants de nombreuses
responsabilités parmi lesquelles certaines
sont déjà familières aux
notaires, comme l’obligation de vérifier
l’identité des parties et celle de
s’assurer de leur consentement. De par ses
fonctions, le notaire, officier public, et auxiliaire
de justice, est le professionnel tout désigné
pour accomplir cette fonction de célébrant.
Les
exigences de la loi
Avant
de célébrer un mariage civil, le
notaire célébrant doit s’assurer
que les futurs conjoints ont atteint l’âge
requis – soit 16 ans ou plus -, qu’ils
n’ont jamais été mariés
auparavant ou, s’ils l’ont été,
que ce mariage a été dissous soit
par un décès, soit par un divorce
ou, encore, par une annulation. A noter qu’un
jugement de séparation de corps ne met
pas fin au mariage. Il faut obtenir un jugement
de divorce avant de pouvoir se remarier. Le notaire
prend soin d’exiger les preuves nécessaires
à l’établissement de l’identité
des futurs conjoints et de leur statut matrimonial
avant le mariage. Si un futur conjoint a
moins de 18 ans-, le notaire doit obtenir le consentement
du titulaire de l’autorité parentale
ou du tuteur.
Comme
le mariage doit être contracté «
publiquement » une affiche doit être
apposée au lieu prévu de la cérémonie
ainsi qu’au palais de justice le plus près
de cet endroit, pendant les 20 jours qui précèdent
la date de la célébration.
Cette
forme de « publicité » remplace
la traditionnelle « publication des bans
». Exceptionnellement, pour des motifs sérieux,
on peut obtenir une dispense de cette publication.
La
rencontre avec votre notaire célébrant
est l’occasion de discuter de l’opportunité
de choisir votre régime matrimonial par
contrat de mariage. Les contrats de mariage doivent
obligatoirement être faits par acte notarié.
Pour plus de renseignements à ce sujet,
voyez le texte ci-bas ou consultez le dépliant
« les régimes matrimoniaux »
sur notre site : www.brendalangloisnotaire.com
En
prévision de votre rencontre avec votre
notaire, n’oubliez pas de réunir
les preuves exigées, soit une copie de
l’acte de naissance et une copie de votre
jugement de divorce.
Le
lieu de la célébration
Le
notaire peut célébrer un mariage
civil tous les jours entre 9h et 22h, dimanches
et jours fériés compris, sauf si
le mariage a lieu dans un palais de justice auquel
cas les limitations imposées aux greffiers
et greffiers adjoints de la Cour supérieure
s’appliquent ; mariage entre 9h et 16 :30
seulement, tous les jours sauf les dimanches et
jours fériés.
Si
l’un des conjoints ne peut se déplacer
en raison de sa condition physique, attestée
par certificat médical, la célébration
peut avoir lieu à l’endroit où
il se trouve si le célébrant choisi
l’accepte.
Le
notaire peut célébrer un mariage
civil à tout autre endroit convenu avec
les futurs conjoints pourvu que l’endroit
choisi respecte le caractère solennel de
la cérémonie et qu’il soit
aménagé à cette fin. Ainsi,
en choisissant un notaire comme célébrant,
les futurs conjoints bénéficient
d’un plus vaste choix quant au lieu où
se tiendra la cérémonie.
La
célébration
Lors
de la célébration du mariage, le
célébrant doit faire la lecture
des articles 392 à 396 du Code Civil du
Québec aux futurs conjoints, en présence
de deux témoins. Ces articles traitent
des effets du mariage : le respect, la fidélité,
le secours, l’assistance, l’obligation
de faire vie commune, la direction morale et matérielle
de la famille, les charges du mariage, etc…
Ces articles seront intégrés à
la cérémonie de mariage que le célébrant
et les nouveaux mariés auront créée
et seront lus comme étant partie intégrante
de la cérémonie de mariage. Cette
façon de faire permet au célébrant
de respecter les exigences de la loi sans alourdir
le texte de la cérémonie de mariage.
Il
est important de connaître les conséquences
juridiques du mariage. N’hésitez
pas à en discuter à l’avance
avec votre notaire. Il vous informera non seulement
de vos droits et de vos devoirs mais aussi des
autres effets du mariage, comme la constitution
d’un patrimoine familial.
Après
la lecture des droits des conjoints. Le célébrant
reçoit le consentement des conjoints et
les déclare unis par le mariage. Il leur
fait ensuite signer une déclaration de
mariage, que les témoins contresignent,
avant de la signer lui-même. Cette déclaration
sera transmise au directeur de l’état
civil et sert à établir la preuve
du mariage.
Revoyez
avec votre notaire le décorum et les détails
de la cérémonie telle que vous la
concevez ; échange des alliances, lecture
de textes, musique, etc…Il est toujours
à l’écoute et pourrait même
vous faire des suggestions utiles.
Les
règles qui s’appliquent au mariage
civil gouvernent également la célébration
de l’union civile en y faisant les adaptations
nécessaires.
Les
différents régimes matrimoniaux
Au-delà
du coeur et de l’amour, les futurs époux
ont avantage à bien connaître les
conséquences financières des choix
qu’ils feront.
Ils
sont de tout âge. La valeur de leurs biens
est différente, leur vécu également.
Qu’il s’agisse d’une première
ou d’une seconde union, tous les couples
ont un point en commun: au-delà de l’amour,
ils veulent comprendre la loi et connaître
les répercussions financières de
cette grande aventure qu’ils s’apprêtent
à vivre.
Bien
qu'il y ait maintenant des mesures déterminant
le partage de certains biens du patrimoine des
époux, il n'en demeure pas moins, dans
certains cas, opportun de choisir un régime
matrimonial qui régira la distribution
des autres biens du ménage. Planifier son
union en toute équité, c'est choisir
à deux le régime matrimonial répondant
le mieux à ses besoins.
À
l'exception du régime légal de la
société d'acquêts qui s'applique
automatiquement aux conjoints dès le mariage,
c'est par la rédaction d'un contrat de
mariage notarié adapté à
la situation des conjoints que le choix d'un régime
matrimonial peut être effectué. C'est
aussi à l'intérieur du contrat de
mariage que les conjoints s'entendent, à
l'avance, sur les conséquences de leur
rupture et il est donc primordial que ce contrat
soit rédigé dans des termes précis,
par un professionnel compétent, qui saura
les guider et les conseiller tout au long de leur
réflexion.
Il
n'y a pas de régime matrimonial parfait.
Il revient aux partenaires de peser le pour et
le contre de chacun des régimes en fonction
de leur situation et de leurs aspirations, et
de faire un choix qui les satisfera tous les deux.
Le régime matrimonial retenu ne touche
pas les biens qui font partie du patrimoine familial;
il ne vaut que pour les autres biens.
Le régime de la société d’acquêts
Près de la moitié des couples qui
se marient ne passent pas de contrat de mariage
devant un notaire. Leur union est alors automatiquement
régie par les règles du régime
de la société d'acquêts qui
constitue le régime légal en vigueur
depuis le 1er juillet 1970. Chaque conjoint possède
ainsi des biens propres et des biens acquêts
et en conserve l'administration.
Les
biens propres sont ceux que l'on possède
avant le mariage. Sont aussi considérés
comme biens propres:
-
les biens reçus pendant le mariage par
voie de succession ou de donation;
-
les biens acquis pendant le mariage en remplacement
des biens propres de même que les indemnités
d'assurance qui s'y rattachent;
-
les droits ou avantages qui échoient
à l'un ou l'autre conjoint à titre
de propriétaire subséquent ou
de bénéficiaire déterminé
en vertu d'un contrat, d'un régime de
retraite, de toute autre forme de rente ou d'une
assurance de personnes;
-
les vêtements, papiers personnels, alliances,
instruments de travail nécessaires à
sa profession;
-
le droit à une pension alimentaire, à
une pension d'invalidité ou à
quelque autre avantage de même nature.
En
règle générale, les biens
acquis au cours du mariage sont considérés
comme des biens acquêts, dont la valeur
est susceptible d'être divisée également
entre les conjoints lors de la dissolution du
régime. Il s'agit notamment des salaires,
des revenus de placement ou de travail ainsi que
des biens acquis avec cet argent. Si l'on ne peut
établir de façon claire qu'un bien
constitue un bien propre qui appartient à
l'un des conjoints, celui-ci est alors tenu pour
un acquêt.
Comme il administre ses biens propres et ses biens
acquêts, chaque conjoint est seul responsable
des dettes qu'il contracte. Il existe cependant
une exception à cette règle en ce
qui a trait aux dettes contractées pour
les besoins courants de la famille; la responsabilité
de celles-ci revient en effet aux deux conjoints.
De plus, à la dissolution du régime
matrimonial, chaque conjoint peut refuser les
acquêts de l'autre, notamment si le bilan
des acquêts est passif. Le fait que l'un
des conjoints refuse sa part dans les acquêts
de son partenaire n'enlève pas à
ce dernier le droit à sa part dans les
acquêts de l'autre, sauf en cas de décès.
Il n'est pas nécessaire de passer un contrat
notarié pour être sous le régime
légal de la société d'acquêts.
Cependant, les couples qui ont des exigences particulières
peuvent toujours rédiger un contrat devant
un notaire et aménager les règles
du régime en fonction de leurs besoins
propres.
Le
régime de la séparation de biens
Le régime de la séparation de biens
doit obligatoirement faire l'objet d'un contrat
de mariage devant le notaire. C’est le régime
de l’Indépendance.
Selon ce régime, chacun des conjoints conserve
la propriété exclusive de ses biens,
est seul à administrer l'ensemble de ses
biens et à assumer la responsabilité
de ses dettes.
Ce régime matrimonial sera fortement recommandé
aux couples dont l’un des conjoints est
travailleur autonome ou en affaire à son
compte. Ce régime permettra notamment de
protéger le conjoint qui n’est pas
en affaire en faisant en sorte qu’il ne
sera aucunement responsable des dettes de l’entreprise
de son conjoint, qui lui est en affaire. En cas
de saisie, les biens du conjoint qui n’est
pas en affaire ne pourraient pas être saisis.
Il existe cependant des exceptions ou atténuations
à ce principe compte tenu des dispositions
se rapportant au patrimoine familial, à
la protection de la résidence familiale
et des meubles qui la garnissent ainsi qu'aux
responsabilités des conjoints à
l'égard des dettes contractées pour
les besoins courants de la famille. Ainsi, comme
nous l'avons déjà signalé,
le conjoint qui est l'unique propriétaire
de la résidence familiale ne peut en disposer
sans l'autorisation de l'autre.
À la dissolution du régime, il faut
être en mesure de prouver qu'un bien nous
appartient pour s'en faire reconnaître la
propriété. Chacun conserve donc
ses biens. Les donations prévues dans le
contrat de mariage peuvent aussi augmenter la
somme revenant au bénéficiaire.
Toutefois, les donations que les conjoints se
sont mutuellement consenties en prévision
de leur décès sont automatiquement
annulées par le divorce ou l'annulation
du mariage; dans les autres cas, le tribunal peut
les annuler ou les réduire.
Les couples qui optent pour la séparation
de biens ont intérêt à acheter
tous les biens durables, principalement les immeubles
en copropriété indivise. La démarche
est simple: il suffit de toujours faire inscrire
les noms des deux conjoints sur chaque acte de
propriété ou acte d'achat passé
devant le notaire lorsque la valeur de la transaction
le justifie.
Le
régime de la communauté de biens
Bien que la communauté de biens ne soit
plus le régime légal au Québec
depuis 1970 et qu'il n'ait plus la faveur de la
plupart des conjoints, on peut encore choisir
ce type de régime, par contrat notarié.
De même, les personnes mariées sans
contrat de mariage antérieurement à
cette date continuent d'être soumises aux
dispositions du Code civil du Québec se
rapportant à la communauté de biens
à moins qu'elles n'aient depuis lors passé
un contrat de mariage.
En vertu de ce régime, les biens des conjoints
se répartissent en trois catégories
dont les biens communs, les biens propres et les
biens réservés de la conjointe (son
salaire, les biens acquis à même
celui-ci, etc.). Le mari administre la communauté
et ses biens propres. Mais s'il veut vendre, donner
ou hypothéquer un bien de la communauté,
il ne peut le faire sans le consentement de sa
conjointe. Cette dernière administre ses
biens réservés et ses biens propres.
En revanche, elle doit, à la demande de
son conjoint, verser à la communauté
les revenus tirés de ses biens propres
et non consommés. Elle a, sur ses biens
réservés, les mêmes pouvoirs
que son mari a sur les biens de la communauté.
Les biens de la communauté se composent
:
- de
tous les biens meubles dont disposent les conjoints
au moment du mariage;
-
des biens communs (meubles et immeubles) acquis
et payés par les conjoints pendant le
mariage;
-
des revenus des biens propres et des produits
du travail du conjoint.
Les
biens propres sont :
- les
immeubles acquis avant le mariage;
-
les donations consenties par contrat de mariage;
-
les donations faites durant le mariage;
-
les legs faits par les ascendants (père,
mère, etc.) à l'un des conjoints;
-
les indemnités touchées par l'un
des conjoints à titre de dommages-intérêts
en conséquence de préjudices corporels
ou moraux qu'on lui aurait fait subir.
Au
moment de la dissolution du régime, les
biens communs et les biens réservés
de la conjointe seront partagés également
entre les deux partenaires et chacun conservera
ses biens propres. La conjointe peut conserver
ses biens réservés en renonçant
à la communauté, et tout comme pour
la société d'acquêts, elle
peut refuser le partage de la communauté
si le bilan est passif. Le mari ne peut toutefois
en faire autant
Si
votre situation change en cours de route
On peut changer de régime matrimonial ou
de contrat de mariage ou encore modifier l'un
ou l'autre en tout temps. Il suffit que les conjoints
y consentent mutuellement et signent un nouvel
acte devant le notaire. Il n'est pas nécessaire
de faire accepter ce changement par le tribunal
ni de faire paraître des avis publics à
l'intention des créanciers. Cela vaut aussi
pour les immigrants résidant au Québec
qui auraient un régime matrimonial trop
différent des nôtres.
Notons
enfin que le nouveau régime matrimonial
entre en vigueur le jour de la signature du contrat
et qu'il n'a aucun effet rétroactif.
Le
patrimoine familial
Avant de traiter des divers régimes matrimoniaux,
abordons quelques aspects du patrimoine familial.
Le patrimoine familial comprend:
- les
résidences servant à la famille
ou les droits qui en confèrent l'usage;
-
les meubles qui garnissent ou ornent ces résidences;
-
les véhicules automobiles utilisés
pour les déplacements de la famille;
-
les droits qu'ils ont accumulé pendant
le mariage dans certains régimes privés
de retraite identifiés par la loi tels
que les régimes enregistrés d'épargne-retraite
(REÉR);
-
les gains inscrits pendant le mariage au nom
des conjoints en application de la Loi sur le
régime de rentes du Québec ou
de programmes équivalents.
En
règle générale, les dispositions
du Code civil du Québec relatives au patrimoine
familial touchent toutes les personnes mariées
avant ou après le 1er juillet 1989 peu
importe leur régime matrimonial ou leur
contrat de mariage. Toutefois, en sont exemptées
les personnes mariées avant le 1er juillet
1989 et qui ont renoncé au partage du patrimoine
familial par acte notarié avant le 31 décembre
1990.
Par ailleurs, une précision s'impose à
cet égard. Bien que les règles du
patrimoine familial s'appliquent automatiquement
à tous les conjoints et que, par conséquent,
ceux-ci ne peuvent se soustraire au partage du
patrimoine familial avant ou pendant le mariage,
il leur sera possible d'y renoncer au moment de
la prise d'effet de ce droit, soit lors du prononcé
du jugement en divorce, de la séparation
de corps ou de la nullité du mariage ou
lors du décès de l'un d'eux, et
ce, par acte notarié ou par déclaration
judiciaire.
Le
partage du patrimoine familial
Lorsque survient le moment d'effectuer le partage
du patrimoine familial soit lors d'une séparation
de corps, d'un divorce, d'une annulation de mariage
ou encore du décès de l'un des conjoints,
il importe d'en établir la valeur. C’est
la valeur des biens qui composent le patrimoine
qui sera partageable et non les biens eux-mêmes.
C'est cette valeur qui sera divisée, en
parts égales, entre ces derniers ou entre
le conjoint survivant et les héritiers,
selon le cas.
Pour ce faire, il faut d'abord soustraire du total
de la valeur marchande des biens qui composent
le patrimoine familial, les dettes contractées
pour leur acquisition, leur amélioration,
leur entretien ou leur conservation. On obtient
ainsi la valeur nette du patrimoine. Puis, d'autres
sommes devront être soustraites, notamment
la valeur nette des biens que les conjoints possédaient
au moment du mariage et les apports qu'ils ont
fournis, pendant le mariage, pour l'acquisition
ou l'amélioration du patrimoine lorsque
ces apports ont été faits à
même les biens provenant d'une succession
ou d'une donation. Une fois que l'on a effectué
tous ces calculs, on obtient la valeur partageable
du patrimoine familial.
Evidemment,
ce calcul n’est pas simple et il est fortement
recommandé de consulter votre notaire ou
votre avocat afin d’être bien informé
de vos droits.
Les
biens exclus du patrimoine familial
Ainsi, du patrimoine familial seront exclus les
biens échus à l'un des conjoints
par suite d'une succession ou d'une donation avant
ou pendant le mariage et leur plus-value ainsi
que les autres biens que l'un ou l'autre des conjoints
possède tels les immeubles qui ne servent
pas à l'usage de la famille, les sommes
accumulées dans les comptes en banque,
les actions, etc.
L'ensemble de ces biens sera soumis aux règles
du régime matrimonial des conjoints que
nous avons vu plus haut.
La
déclaration de résidence principale
Rappelons en premier lieu, qu'aucun des conjoints
ne peut disposer de la résidence familiale
et des meubles qui servent à l'usage du
ménage (qui garnissent ou qui ornent cette
résidence) sans le consentement de l'autre;
celui qui ne respecte pas cette obligation s'expose
à se voir réclamer des dommages-intérêts.
Cependant, cette restriction ne modifie nullement
le droit de propriété. Par ailleurs,
le conjoint qui n'aurait pas consenti à
la disposition de la résidence familiale
peut faire annuler la transaction si une déclaration
de résidence familiale a préalablement
été inscrite au bureau de la publicité
des droits de la circonscription foncière
où est située la résidence.
L'un ou l'autre des conjoints peut faire une déclaration
de résidence familiale; ils peuvent aussi
le faire ensemble. Le conjoint qui fait seul une
déclaration n'est pas tenu d'en informer
l'autre. L’enregistrement d’une déclaration
de résidence principale est fortement recommandée
lorsqu’un seul des conjoints sera inscrit
comme propriétaire de la résidence
principale.
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